| |
|
Catherine
GASTOU
Née le 28 juillet 1964 à Agen (47)
Réside à Sérignac sur Garonne
Profession : chef du service « Aménagement
du territoire et des transports » au conseil
général de Lot-et-Garonne.
Présidente de la Comission Nationale Dames
de la FFC de 1999 à 2000 et depuis 2002.
|
Vélo
Féminin Online : Catherine, vous êtes
actuellement Présidente de la Commission Nationales
de cyclisme féminin de la Fédération
Française de Cyclisme ? Depuis combien d'années
êtes vous impliqué dans l'organisation
du cyclisme féminin ? Rappelez-nous votre parcours.
Catherine Gastou : Premièrement,
je souhaite vous remercier car vous vous intéressez
au travail effectué par la commission nationale
« sport au féminin ». Il sagit
dun groupe de travail composé de personnes
ayant des expériences diverses (athlètes,
organisateurs
) qui soumet des projets au Comité
Directeur de la FFC. Janime ce groupe depuis 1999
avec une interruption dun an en 2001 année
pendant laquelle Albine Caillié à assuré
la présidence. Auparavant, jai également
fait partie de la commission dames de lUCI dans
les années 90 et, en tant quarbitre, jai
toujours suivi avec intérêt les épreuves
féminines en essayant dapporter une aide
auprès des organisateurs.
VFO : Avez-vous personnellement pratiqué
le cyclisme en compétition ?
CG : Non, je nai
pas pratiqué le cyclisme en compétition
même si jaime bien faire du vélo
loisirs. Mon parcours est plutôt celui dune
dirigeante. Je revendique par contre mon statut de commissaire
international UCI. Ma carrière dans ce domaine
date dune vingtaine dannées.
VFO : Revenons-en à votre rôle au
sein de la FFC. La Coupe de France Dames a été
initiée en 2000. L'idée était de
vous ?
CG : Ce serait prétentieux
de vouloir mattribuer cette idée. En effet,
cest la résultante du travail effectué
au niveau de lUCI pour mettre en place une Coupe
du Monde Dames. Au moment où nous avions élaboré
ce projet, il était plutôt révolutionnaire.
Ensuite, il est évident que la Coupe de France
est une déclinaison nationale de ce challenge
mondial. Dès la première rencontre avec
le Président Daniel Baal, le DTN Patrick Cluzaudet
moi lui avons exposé les motivations de la mise
en place dune Coupe de France Dames. Il a été
très intéressé et nous a donné
les moyens datteindre cet objectif, avec le concours
des services fédéraux
VFO : A mes yeux, cette compétition est
une réussite satisfaisante. Elle a mené
à la création de quelques nouvelles épreuves,
elle regroupe à chaque manche près d'une
centaine de participantes, et parmis elles, les meilleures
françaises et des compétitrices venues
de toutes régions, et son palmarès est
déjà prestigieux. Quels étaient
initialement les objectifs en mettant en place la Coupe
de France Dames ? Estimez-vous qu'ils ont été
atteint, ou que reste-t-il encore à faire comme
travail sur cette compétition ?
CG : Les objectifs étaient
multiples : renforcer le calendrier féminin en
proposant des classiques qui pourraient se pérenniser
; assurer aux organisateurs des pelotons importants
tant en qualité quen quantité ;
offrir aux athlètes des rendez-vous au long de
la saison permettant un étalonnage des valeurs
; participer à la médiatisation du cyclisme
féminin. Par
la suite, le classement des jeunes a été
institué pour également les inciter à
participer et leur permettre davoir un objectif
à leur mesure. Depuis 2003, un classement par
équipes existe pour récompenser les comités
régionaux ou structures qui non seulement sont
performants mais aussi fidèles à la Coupe
de France. Je pense que globalement, nous avons réussi
ce pari. Jen profite pour remercier les organisateurs
qui ont pris le risque les premières années
de participer à cette aventure. Par ailleurs,
la Coupe de France va prendre une nouvelle dimension
en 2004 en particulier dans le domaine de la médiatisation
avec la présence de la télévision
puisque jusquà présent, la
médiatisation demeurait notre point faible. Dans
ce sens, le travail effectué avec abnégation
et conviction par Josette Leulliot, vice-présidente
de la commission, pour donner aux féminines des
épreuves de qualité va porter ses fruits
et je salue ici sa contribution. En effet, la présence
de la télévision sur lédition
2004 exigera de la part des organisateurs de répondre
à des critères de qualité en matière
de moyens logistiques.
VFO
: Depuis, son origine, la Coupe de France compte
4 à 6 manches annuelles. Est-ce un bon nombre
d'épreuves ? Ne serait-il pas plus intéressant
de compter une quinzaine d'épreuves ou cela dévaloriserait-il,
selon vous, le prestige d'une victoire dans une manche
? En fait, est-ce un choix de limiter la Coupe de France
Dames à une demi-douzaine de manches, ou plutôt
une contrainte due à un nombre insuffisant d'organisations
potentielles de qualité ? A titre de comparaison,
la Coupe de France Crédit Agricole des professionnels
masculins compte environ 24 manches...
CG : Je vous rappelle que
la première année, en 2000, la Coupe de
France comptait 7 épreuves avec une finale le
2 octobre ; il sagissait du Chrono des Herbiers.
Or, par la force des choses, il faut reconnaître
que les féminines ont boudé les épreuves
de fin de saison lors des éditions 2000, 2001
et 2002. Les organisateurs qui ne sont pas nombreux
par ailleurs, nous ont fait connaître leur déception
(par exemple, le comité de Flandres Artois avait
organisé fin août pendant deux années
consécutives une épreuve qui a attiré
un nombre restreint de compétitrices). Aussi,
je le regrette comme vous et Jeannie Longo, membre de
la Commission, la également déploré
; en effet, le calendrier de la Coupe de France est
essentiellement concentré sur le début
de saison car il faut réunir deux conditions
: trouver des organisateurs et leur promettre davoir
un effectif suffisant quils puissent convaincre
des partenaires.
VFO : En 2004, le calendrier de la Coupe
de France est le suivant : Cholet-Pays de Loire (21/03),
Grand Prix du Mont Pujols (12/04), Circuit National
Féminin à St Amand Montrond (18/04), Trophée
des Grimpeurs (02/05), Chateauroux-St Amand Montrond
(30/05) et Manche Atlantique (04/07), soit 6 épreuves.
Et, en effet, les 2/3 de ces épreuves se dérouleront
sur 6 semaines, et l'ensemble de la compétition
sur une mi-saison. Les compétitrices qui, pour
une raison ou une autre (méforme, blessure, autres
impératifs) ne seraient pas en état de
défendre leurs chances convenablement pendant
3 à 4 semaines, perdront certainement toute chance
de bien figurer au classement final de cette Coupe de
France. N'est-ce pas un peu inéquitable pour
une compétition qui est censée s'étendre
sur une saison ?
CG : Tout dabord,
une correction : la Coupe de France 2004 comprendra
5 manches puisque Châteauroux Saint Amand
na pas le label Coupe de France, en raison dun
changement de date. Je suis daccord avec votre
argumentation mais jai déjà répondu
partiellement à cette question auparavant. Il
faut reconnaître que nous ne pouvons pas nous
substituer aux compétitrices ; selon lanalyse
des années antérieures, leur participation
sur les courses décroît au fil de la saison
car nombre delles se fixent souvent comme objectif
les championnats de France sur route. En été
et surtout en septembre / octobre, très peu restent
présentes.
VFO : Par ailleurs, n'est-ce pas un calendrier
qui ampute quelque peu le suspense de cette compétition
sachant que les premières manches, regroupée
dans un court créneau de dates, risquent d'être
déterminantes pour le classement final ?
CG : Je ne le pense pas
car depuis 2 ans, le système de points mis en
place ne crée pas de grands écarts donc
il faut se battre jusquau bout y compris
pour le classement des jeunes.
VFO : N'y a-t-il pas moyen de trouver des solutions
pour que la Coupe de France puisse servir, au contraire,
à maintenir un intérêt pour les
compétitrices jusqu'à la fin de la saison
cycliste, en septembre-octobre ?
CG : Je suis désolée
mais tant que lon ne garantira pas aux organisateurs
un peloton suffisant, aucun ne prendra ce risque.
VFO : Dernière question concernant cette
Coupe de France. Des compétitions similaires
existent en Allemagne, en Espagne. La Coupe de France
a-t-elle inspiré ses homogues ou s'en est-elle
inspiré, ou est-ce une démarche collective
au niveau européen ? Savez-vous comment cela
se passe pour ces compétitions dans ces pays
?
CG : Pour linstant,
ma seule référence reste lEspagne
mais je lai découvert par la suite. Je
sais par ailleurs quil existe une Coupe dEspagne
pour les plus jeunes (minimes / cadettes).
VFO : Le professionnalisme dans le cyclisme féminin
n'est pas monnaie courante, et peu de compétitrices
parviennent à en vivre convenablement. Mais la
France semble être l'un des pays les plus en retard
dans ce domaine. On compte des équipes bien organisées
et compétitives en Allemagne, aux Pays-Bas, en
Italie, en Suisse au Danemark, en Espagne, au Canada,
aux Etats-Unis ou même encore en Autriche. Et
en 2004, comme en 2003, aucune équipe professionnelle
féminine en France, et on n'en comptait qu'une
seule en 2002. A quoi est dû cette situation ?
Peut être ne souhaite-t-on pas développer
le professionnalisme en France ? Ou ne sait-on pas faire
?
CG : Votre avant-dernière
question me dérange. En effet, il faut savoir
ce que lon entend par professionnalisme. Il en
vrai que la France ne compte pas de groupes sportifs
féminins et nous le déplorons tous. Toutefois,
quand on parle de professionnalisme, il faut que tout
suive : encadrement, programme et rémunérations
des athlètes avec couverture sociale. De nombreux
exemples démontrent que cela nest pas le
cas et que les compétitrices sont toujours au
final les victimes de cette situation. La FFC a donc
une attitude protectionniste dans l intérêt
des athlètes. Déjà si nous avions
des clubs ou des structures suffisamment sérieuses,
ce serait une première étape. Par ailleurs,
pour bâtir un groupe sportif, il faut convaincre
des partenaires dinvestir dans le cyclisme féminin
et vu le contexte économique, les propositions
sont quasi-inexistantes.
VFO : Pourtant, le "réservoir"
de talents français est d'excellent niveau, et
beaucoup de sportives semblent être prêtes
à franchir le pas. L'an passé, on comptait
une dizaine de françaises dans des équipes
italiennes, canadiennes ou suisses. Ne serait-ce pas
un moyen de porter vers le haut le cyclisme féminin
français ?
CG : Bien entendu, nous
avons des athlètes ayant des références
et si elles trouvent satisfaction contractuellement
avec des structures étrangères, il est
normal quelles puissent avoir accès à
un programme international.
VFO : Une des difficultés actuelles
semble être la faible médiatisation du
cyclisme féminin. C'est la question de l'oeuf
ou de la poule : est-ce parce que la médiatisation
est faible que peu de sponsors soutiennent des équipes
de haut niveau, ou est-ce parce qu'il n'y a pas en France
d'équipes fortes que les médias nous prêtent
peu d'attention ?
CG : Comme de nombreux
sports féminins, les médias prêtent
peu dintérêt au cyclisme féminin
et ne prennent quen considération les résultats
de Jeannie Longo. Jai beaucoup de respect pour
le palmarès de Jeannie mais il est dommage que
lon ne sintéresse pas aux autres
« filles ». En effet, nous comptons en France
de nombreuses championnes complètement ignorées
et de jeunes espoirs prometteurs. Cest la raison
pour laquelle la FFC, grâce à la volonté
de son Président, M. Pitallier, a engagé
plusieurs actions dans ce domaine : un contrat de partenariat
va être signé avec Sport + pour avoir un
résumé des manches de la Coupe de France
Dames mais par ailleurs, le service communication vient
de réaliser un dossier sur « les femmes
et le vélo » où la Commission a
collaboré. Il sagit de le transmettre aux
journaux sportifs ou généralistes tels
que ceux de la presse féminine pour parler de
nos différentes disciplines illustrées
par des témoignages (Virginie Moinard, Anne-Caroline
Chausson, Laurence Leboucher, etc.). A loccasion
des prochains Championnats du Monde (cyclo-cross, VTT,
BMX, piste
) qui auront lieu en France dici
2006, nous comptons ainsi leur donner les moyens de
parler du peloton féminin.
VFO : Quel rôle ont les organisateurs
dans le développement du cyclisme féminin
? Un exemple : le Grand Prix de Plouay est depuis plusieurs
années une étape de la Coupe du Monde
Dames. Le public y est nombreux, mais jamais aucune
image télé et quasiment aucune photo dans
la presse écrite nationale. Les organisateurs
doivent-ils faire le pas de la communication en allant
eux-mêmes vers les médias ?
CG
: La FFC fait des efforts car, outre les nouveautés
2004, nous fournissons aux organisateurs des affiches
et des plaquettes pour la Coupe de France. Ils peuvent
également transmettre des infos sur le site internet
fédéral. A eux, maintenant, avec ces outils,
détablir des liens privilégiés
avec les médias régionaux et de les exploiter.
VFO : Pour en revenir à la Coupe
de France, nous assisterons l'an prochain à deux
manches communes avec la Coupe de France masculine (Cholet-Pays
de Loire et le Trophée des Grimpeurs). A l'image
des manches de la Coupe du Monde telles que Milan-San
Remo, l'Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne
ou encore le Grand Prix de Plouay, qui semblent être
des réussites si l'on se base sur la présence
massive de public, le jumelage de belles épreuves
masculines et féminines est-il une voie de développement
de l'intérêt pour le cyclisme féminin
?
CG
: Dans ce domaine, il faut trouver un équilibre.
Nous sommes convaincus que lorganisation en prologue
dépreuves de la Coupe de France Crédit
Agricole de courses féminines permettra de franchir
un palier en matière de professionnalisme et
de médiatisation. Nous nous réjouissons
de la possibilité pour les féminines de
courir à Cholet, en mars prochain vu la renommée
de cette classique. Mais, par ailleurs, il faut préserver
les organisateurs de courses féminines qui nous
ont fait confiance dès le départ. Quant
au jumelage avec les épreuves masculines, il
faut prendre en considération la compatibilité
des 2 calendriers.
VFO : Pour en finir avec les organisations
et la médiatisation, abordons les courses par
étapes françaises. Au cours des dix dernières
années, plusieurs épreuves ont disparu
du calendrier (Challenge de l'Avenir, Tour du Territoire
de Belfort, Tour du Canton de Perreux, etc.), d'autres
sont apparues, et on compte de belles épreuves
telles le Tour de Bretagne, le Tour de la Drôme
ou encore le Tour de la Haute-Vienne. Quel est réellement
l'état de santé des organisations par
étapes en France ? La Fédération
a-t-elle un rôle dans cette situation (conseil,
soutien, arbitre, etc.) ?
CG : La Fédération
gère le calendrier de manière à
respecter une certaine harmonie. Par ailleurs, elle
est linterlocuteur de lUCI pour les épreuves
internationales et a un droit de regard sur le respect
de la réglementation et des cahiers des charges.
Par lintermédiaire de la Commission, nous
essayons de connaître les problèmes qui
se posent aux organisateurs pour apporter des réponses.
Toutefois, le financement de telles épreuves
échappe totalement à la Fédération
sauf dans le cadre des Championnats de France où
elle est maître duvre.
VFO : Nous avons beaucoup parlé
du haut niveau. Parlons maintenant de la base et des
jeunes. Quel est l'état de santé du nombre
de jeunes lienciées féminines ?
CG : Si lon considère
les effectifs en écoles de vélo, les féminines
sont bien représentées. Cest ensuite
que les effectifs seffondrent. Pour connaître
les effectifs, Francis COQUOZ vient de réaliser
une étude à ce sujet, nous pourrions lui
demander son avis à ce sujet.
VFO : En ce qui concerne les organisations
régionales, un certain nombre de comités
régionaux ne comptent aucune épreuve féminine.
Dans ces conditions, comment les jeunes licenciées
et les compétitrices de niveau régional
font elles pour courir ?
CG : Vous avez raison.
Il faut par conséquent féliciter les comités
régionaux qui mettent en place des challenges
dans leur secteur géographique voire au niveau
interrégional. A ce titre, le Challenge de lEst
mis en place par Mme Jeanny est un exemple à
suivre. Lavenir réside certainement dans
le développement de compétitions au niveau
interrégional.
VFO : Les dirigeants régionaux et les
bénévoles concernés par le cyclisme
féminin ont un rôle important dans l'élaboration
des calendriers de compétitions régionales.
Là aussi, c'est la question de l'oeuf ou la poule
: dans certaines régions, est-ce parce qu'il
y a peu de licenciées qu'il y a peu d'épreuves
organisées, ou est-ce parce qu'il y a peu d'épreuves
que peu de compétitrices potentielles ne sont
pas licenciées de la FFC ? Par quel bout faut-il
prendre ce problème ?
CG : Je pense quil
sagit dune volonté politique de la
part des responsables régionaux. Là où
lon se donne les moyens (en termes financiers
ou dencadrement) les résultats ne tardent
pas à se faire sentir.
VFO : Les jeunes compétitrices (minimes/cadettes)
ne se rencontrent guère qu'une fois par an, lors
du Championnat de France des jeunes, et certaines d'entres
elles lors des détections nationales organisées
par la Fédération. Pour permettre aux
jeunes filles des comités qui comptent peu de
licenciées, qui sont donc essentiellement amenées
à courir avec des garçons, ne pourrait-on
pas imaginer de leur permettre de se confronter les
unes aux autres deux à trois fois supplémentaires
dans l'année ? Beaucoup de clubs font l'effort
de déplacer leurs juniors et seniors sur les
manches de Coupe de France. Les cadettes de ces clubs,
une à deux fois par an, pourrait "profiter
du voyage" pour se rassembler et disputer une compétition
dans laquelles elles pourraient s'étalonner les
unes aux autres. Ne serait-il pas possible de solliciter
les organisateurs de ces manches pour organiser une
confrontation nationale des cadettes lors de ces manches.
Est-ce que cela ne donnerait pas un élan bénéfique
à la motivation des jeunes ?
CG : Nous savons que cest
une priorité pour la Fédération.
Nous avons déjà pensé à
organiser des épreuves en prologue de la Coupe
de France mais vu les contraintes, il napparaît
pas possible de sorienter dans cette direction.
La mise en place de rendez-vous pour les jeunes catégories
est un axe de travail à développer et
déjà évoqué lors de la table
ronde sur le cyclisme féminin en 2002. Il reste
à déterminer la formule et dans ce sens,
je suis intéressée par toute suggestion.
VFO : Le cyclisme féminin est assez
peu présent sur piste. La France a pu compter
sur d'excellentes athlètes ces dix dernières
années (Félicia Ballanger, Magalie Humbert,
Nathalie Even, Marion Clignet, etc.), donc sur une grande
qualité, mais la quantité n'est pas au
rendez-vous au niveau national. Par exemple, très
peu d'athlètes participent chaque année
aux Championnats de France sur piste. Pourtant, beaucoup
de routière de bon niveau pourrait participer
aux tournois de poursuite et aux courses aux points.
Ce n'est pas le cas. De quoi cela vient-il ? Car on
a pourtant l'impression que l'activité piste
au niveau régional, même restreinte, existe
?
CG : Bien sûr, la
France a eu la chance de compter dans ses équipes
des athlètes exceptionnelles telles que Félicia
Ballanger et il sera difficile de la remplacer. Toutefois,
une nouvelle génération émerge
emmenée par Clara Sanchez et faut donner le temps
à ces espoirs datteindre leur maturité.
Là aussi, lactivité des féminines
sur piste dépend de la volonté des comités
régionaux et de leur implication. Néanmoins,
la faible participation de compétitrices aux
Championnats de France a donné matière
à la DTN de se pencher sur ce problème
et de voir comment il serait possible de travailler
en complémentarité avec dautres
disciplines (ex. BMX).
VFO : Une autre question à laquelle
vous aimeriez répondre ?
CG : Pas de question mais
mes meilleurs vux de réussite et de santé
pour 2004. Que cette nouvelle saison soit propice pour
les compétitrices françaises en cette
année olympique. En ce qui me concerne, je suis
toujours à lécoute de chacun dentre
vous pour faire en sorte que le cyclisme féminin
puisse se développer et bénéficier
de la reconnaissance quil mérite.
VFO : Catherine, merci d'avoir répondu à
nos questions. Bonne année 2004 !
Propos
recueillis par Christophe Podevin, janvier 2004.
|
|